Un scan unique photographie un instant. Il voit les cellules qui émettaient à ce moment, sous cet angle, avec ce trafic. Sur un site réel, une passe unique n'a révélé que 9 cellules là où vingt passes en ont trouvé 21. La répétabilité n'est pas un raffinement : c'est la mesure.
Une cellule vue une fois
Les réseaux mobiles ne sont pas statiques. Une cellule peut n'être audible qu'à certains moments, par réflexion sur un véhicule, pendant une accalmie de trafic, ou parce que la main du technicien a bougé. Un scan qui la voit une fois n'a pas tort ; il n'a simplement pas prouvé qu'elle soit exploitable.
À l'inverse, une cellule absente d'une passe n'est pas forcément absente du site. C'est la raison pour laquelle Scout ne conclut jamais « pas de couverture » sur une seule passe.
Le compteur vue X/N
À chaque passe, Scout balaie les bandes et note les cellules détectées. Le compteur « vue X/N » indique, pour chaque cellule, le nombre de passes où elle a été retrouvée sur le nombre de passes effectuées. Vue 20/20 : présence stable. Vue 3/20 : apparition épisodique. Vue 1/20 : un événement.
Ce compteur est la première colonne à lire. Le niveau vient après : un niveau élevé sur une cellule épisodique est un piège classique lors du choix d'un emplacement.
L'exemple : 9 cellules en une passe, 21 en vingt
Lors d'un balayage multi-réseau en 5G sur un site anonymisé, la première passe a listé 9 cellules distinctes. Après vingt passes, Scout en comptait 21. Les cinq plus stables (bandes B1, B8, B20, B28) étaient vues entre 15 et 20 fois sur 20 ; les autres, quelques fois seulement.
Sans multi-passe, le technicien aurait choisi parmi 9 candidates, dont plusieurs épisodiques. Avec, il choisit parmi celles qui ont prouvé leur présence.
Combien de passes faut-il ?
Cinq passes suffisent pour distinguer le stable de l'épisodique sur un point fixe. Vingt passes donnent une image robuste d'un emplacement de routeur ou de borne. Une campagne de continuité en marchant enchaîne les passes au fil des points ; c'est le parcours qui fait le nombre.
La bonne question n'est pas « combien de passes ? » mais « la liste a-t-elle cessé de changer ? ». Quand deux passes de plus n'ajoutent plus de cellule, la mesure est stabilisée.
Ce que le multi-passe ne corrige pas
Répéter une mesure ne corrige ni le matériel, ni l'heure. Un module qui n'écoute pas une bande ne la verra jamais, quel que soit le nombre de passes. Un site mesuré à 14 h un dimanche ne dit rien de la saturation du lundi matin.
Scout documente le matériel, le nombre de passes, les bandes observées et les conditions, pour que la portée de la conclusion reste vérifiable.
Un exemple NoMYST
