Un test de débit mesure combien de données passent en dix secondes. Une conversation a besoin que de petits paquets arrivent toutes les 20 millisecondes, dans l'ordre, sans trou. Ce sont deux propriétés différentes d'une même liaison, et la seconde ne se déduit pas de la première.
Le débit mesure une capacité
Un test de débit ouvre plusieurs connexions, remplit la liaison et compte ce qui passe. Il donne une capacité de crête, utile pour vérifier un abonnement ou télécharger un fichier. Il ne dit rien de ce qui se passe entre deux paquets.
Une liaison peut passer 100 Mb/s en moyenne tout en s'arrêtant 200 millisecondes toutes les trois secondes. Le fichier arrive quand même ; la conversation, non.
La voix dépend de la régularité
Un flux voix envoie un paquet de quelques dizaines d'octets toutes les 20 ms. Le récepteur les rejoue à cadence fixe. Si un paquet arrive en retard, il est jeté ; s'il manque, le codec comble le trou. Au-delà de quelques pour cent de paquets perdus ou en retard, la voix devient hachée ou métallique.
La visioconférence ajoute des images : plus de débit, mais la même exigence de régularité. C'est pourquoi un « ça coupe en visio » a rarement pour cause un manque de débit.
Latence, gigue, pertes, micro-coupures
La latence est le temps aller-retour ; au-delà de 150 à 200 ms, la conversation devient laborieuse. La gigue est la variation de cette latence ; c'est elle qui remplit ou vide le tampon du récepteur. Les pertes sont les paquets qui n'arrivent pas. Les micro-coupures sont des interruptions de quelques centaines de millisecondes, trop courtes pour un bargraphe, assez longues pour couper un mot.
Une gigue déjà élevée au repos raconte une liaison instable par nature. Une gigue qui n'apparaît qu'en charge raconte une saturation. Les deux se soignent différemment.
L'exemple : 503 Mb/s pour un score voix de 52/100
Sur une mesure Pulse réelle, la liaison a atteint 503 Mb/s pendant le transfert. Au même moment, la qualité vocale calculée est tombée à 52/100 et la latence est devenue très irrégulière. Pulse a indiqué une saturation comme origine probable : la liaison avait de la capacité, mais le trafic de transfert prenait le pas sur les paquets voix.
Dans un autre cas, la liaison présentait 2,2 % de pertes au repos, avant toute charge. Aucun test de débit ne l'aurait montré ; la cause était une imprimante Wi-Fi sur le canal du point d'accès.
Ce que Pulse fait différemment d'un test de débit
Pulse observe la liaison au repos, puis provoque une montée en charge, maintient la charge, et revient au repos. Sur chaque phase, il trace la qualité vocale, le trafic et la latence avec sa gigue sur le même axe de temps. Le symptôme apparaît à un moment précis ; ce moment oriente le diagnostic.
Le bilan distingue l'observation, l'origine probable et la piste de contrôle. Si les données ne permettent pas de conclure, Pulse le dit.
Un exemple NoMYST
